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« Sois Punk et tais-toi »

jeudi 10 juillet 2008

« Parce que beaucoup ne le savent pas »

Pour vous, aimer, cela veut dire quoi ?

J'ignore la façon dont vous l'interprêtez. J'ignore les mots que vous utilisez. J'ignore même si vous y avez songé. Mais j'ai besoin de vous. Là. Tout de suite. Maintenant. J'ai besoin que vous me lisiez, que vous me comprenniez. J'ai besoin de votre soutien, de votre avis, de votre mécontentement ou de votre soulagement. J'ai besoin de tout cela. Est-ce trop vous demander ? A vous, qui ne prennez pas le temps d'aimer ?

Aimer, c'est souffrir. Et quand on souffre, on aime. Ainsi va la vie, et personne ne la changera jamais.
Ces sentiments de déchirure, de solitude, d'angoisse, de peur, de désir, d'impatience, de volonté, d'imagination qui vous submergent quand vous êtes loin de l'être cher est bien plus qu'une souffrance. Bien plus encore. C'est une façon de voir la vie, de la comprendre. C'est un choix inconscient, mais qui dictera vos pas, dans l'unique but de le retrouver.
Parfois, on se demande pourquoi. Pourquoi on a si mal, pourquoi on aime. Il ne faut pas se questionner. Il faut juste se laisser guider. Et même si c'est dur, même si on a toujours un autre choix, il faut affronter l'avenir. La douleur fait grandir.

On ne change pas. On grandit.

L'éloignement est certainement la pire des frustrations d'un couple. La peur de la tromperie, la peur des sentiments fânés. Mais où donc trouverait-on tant de bonheur, s'il n'y avait pas toutes ces craintes ? Nulle part. Il y a toujours une lame à double tranchant. Un tranchant sanglant, brutal, sauvage et douloureux. Et un second, qui, malgré la douleur, vous guidera vers la route du plaisir et de la satisfaction. Tant que le rêve est en vie, rien n'est finit. Il y a toujours un espoir, toujours un moyen qui vous relèvera la tête.

Et la distance n'empêche pas l'envie. N'empêche pas la pensée. N'empêche pas les larmes. N'empêche pas d'aimer.

Voilà quelque chose pour vous tous. Pour votre âme. Pour votre savoir-vivre. Aimer, ce n'est pas jouer. Aimer, c'est apprendre à compter les étoiles, sans jamais chercher à les attrapper. Aimer, c'est découvrir le Paradis en Enfer. Aimer, c'est se poignarder pour mieux se retrouver ensuite.

Aimer, c'est la vie. Et même si elle est injuste et cruelle, il y a toujours une once d'Amour avec un grand A. A vous de le trouver. A vous de le garder.

Je t'aime.

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« Revirement »

Sans_titre_1

a

Tout simplement parce que je n'aime pas les prises de bec.

Je t'aime (L)

Les articles sont à présent du plus récent au plus ancien ! En cas de besoin, consultez les archives =)

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« Sois Punk et tais-toi » #3

I'm to sexy for my shirt ♪
Hors-sujet, mise en situation n°2

Clémence mesure environ 1 mètre 71, pour 63 kilogrammes. Elle n'est pas immense, mais a une bonne taille pour une fille de 17 ans. Elle le tient sans aucune doute de son père, sa mère était plus petite qu'elle. Ses cheveux roux sont ondulés et brillants, elle en prend grand soin. Pour elle, ce sont plus que des cheveux : ils représentent son pays, sa vie, et sont une caractéristique de sa famille. Elle a tendance à les laisser déttachés, mais parfois, il lui arrive de les nouer en un chignon grossier, d'où s'échappent des mèches folles. Elle n'a jamais eu l'idée de se teindre les cheveux, préférant garder sa jolie couleur particulière. A bien remarquer, elle et sa mère sont les seules à être restées rousses, puisque son père et son frère se sont teints. Mais Clémence est fière de sa couleur, et l'arbore toujours avec noblesse. Ca ne court pas les rues quand même !
Elle a d'immenses yeux vairons, qui sont du copier-coller de ceux d'Elisabeth, sa mère. On y voit parfois quelques reflets bleus, qu'elle tient de son père. Elle les maquille souvent de noir, afin d'accentuer leur couleur détonnante. Et puis, ça va bien avec ses cheveux, alors... Ses yeux sont bordés de grands cils noirs, que beaucoup de femmes lui envient. Mais non, elle ne les maquille pas, non, elle ne les étire pas. Ils sont beaux au naturel. Comme elle, en fait. Son nez est assez pointu, mais il ne fait pas sorcière pour autant. Il est parsemé de tâches de rousseur en été, mais le reste de l'année, il reste impeccable. S'en suit une bouche rouge et pulpeuse, dessinée avec perfection. Ses lèvres sont envoûtantes et attirantes, bien qu'elle ne fasse rien de spécial pour les maquiller. Elle a la peau blanche et des lèvres rouges, quel est le problème ? Elle est une sorte de princesse, mais en mieux. Ses oreilles sont petites, et bien faites. Elles ne sont pas décollées, et elle peut se permettre de porter des boucles d'oreilles assez étranges et lourdes sans que cela ne choque autrui.

Son cou est lui aussi d'un blanc étonnant, d'une pureté absolue. Non, elle n'est pas une vampire, elle est juste belle et c'est tout. Elle fait parfois semblant de ne pas s'en rendre compte, mais quand elle se retrouve agonie de compliments, il est difficile de faire autrement que d'admettre sa beauté pure. Elle a de jolies formes féminines, bien dessinées, mais pas si imposantes que cela. Comparée à d'autres filles de son âge, elle passe pour "plate", mais elle est satisfaite de ce qu'elle a, c'est l'essentiel. Son ventre est plat, sans une once de graisse. Elle s'entretient, et fait pas mal de sport pour rester belle et fraîche. Eh oui. Clémence a des épaules assez carrées, signe qu'elle fait de la gymnastique. Du moins, elle en faisait, quand elle était petite. Et cela a payé. Ses mains sont agréables : la peau est douce, et elle a hérité des longs doigts fins de son père. Ses ongles sont coupés ronds et manucurés parfaitement. Elle les peint souvent de couleurs différentes, pour s'assortir à son style exentrique qu'elle aime tant.
Ses hanches sont très féminines, et un peu évasées. Mais ce n'est pas hideux, au contraire. Elle a des cuisses fermes et musclées, et des mollets qui suivent le même modèle. Elle chausse du 37, et aime bien ses petits pieds. Ca change, on va dire. Dans l'ensemble, Clémence a une silhouette plutôt avantageuse, et elle la cultive pour le rester. Ses foulées sont souples, comme si elle flottait, sans jamais toucher le sol. Elle est également rapide et endurante, ce qui peut s'avérer efficace dans des courses poursuites. Parce que oui, elle en a déjà fait. Mais c'est une autre histoire... Quoi qu'il en soit, elle se sait jolie, et n'hésite pas à le faire remarquer. Cependant, il faut croire que ça n'attire pas les hommes, mais elle s'en moque. Elle n'a besoin de personne, et encore moins d'eux.

Clémence a un style bien à elle, que peu de gens oseraient avoir. En effet, elle allie toutes sortes de style en un seul, et, avec ça, les couleurs les plus étranges qui soient. Son exentrisme est typiquement écossais, et son frère en a hérité, malgré la classe de leur père et la simplicité de leur mère. Ainsi, la plupart du temps, vous la trouverez vêtue d'un jean élimé, et de plusieurs t-shirts de couleurs différentes. Elle travaille beaucoup sur la superposition de vêtements, pour se mettre en valeur au maximum. Elle n'est guère branchée mode, puisqu'elle marie tous les genres en fonction de ses humeurs. Cela peut aller de la simplicité jusqu'au punky, en passant par le classique. Elle n'a pas d'idées fixes, ce qui explique ces changements journaliers.
Clémence concocte ainsi ses propres fringues, et lance sa mode. Il n'est pas rare que certaines aient tenté de la copier, mais ce n'était jamais aussi réussi que sur elle. Même vêtue d'un sac poubelle, elle serait toujours aussi mystérieusement attirante et jolie. C'est un fait inexpliqué, mais pourtant bien valable. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on la remarque, et bien en plus ! Après tout, c'est l'objectif premier de ses tenues. Attirer l'oeil et les grimaces, et paraître sauvage et inaccessible. Ce qu'elle est, finallement, mais cela lui plaît. Elle sera ravie de vous relooker, si vous lui en faites la demande. Après tout, une chance sur deux : ou elle accepte, ou elle ne prend même pas la peine de vous répondre. On a de la classe ou on en a pas, c'est tout.

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mercredi 9 juillet 2008

« Sois Punk et tais-toi » #2

Vous avez dit bornée ?
Hors-sujet, mise en situation

Clémence est une jeune femme agréable, et c'est sans doute sa principale qualité. Elle est à l'écoute, et aide les autres. Enfin, quand ça l'arrange. Ou bien, quand elle a un intérêt à aider. Oui, elle ne fait les choses que par intérêt, sinon, à quoi cela servirait-il ? Elle a tout de même su allier ses deux éducations : être serviable, et ne penser qu'à elle. Un joli cocktail, cette fille. Elle est joueuse, et elle le montre souvent. Aussi bien avec les autres qu'avec de véritables jeux d'enfants. Clémence est d'une nature sensible, et cette sensibilité peut être aimée par certains. Mais la plupart du temps, elle la cache derrière un masque de dureté et de froideur, pour ne pas se laisser toucher et manipuler. Elle l'a appris à ses dépend : la confiance tue. C'est pourquoi elle ne l'a accordée qu'à son frère, puisqu'il a le même caractère qu'elle. La jeune fille peut être qualifiée d'origniale, si on peut dire. Elle sort effectivement de l'ordinaire, mais de là à ce que cela soit une qualité... Ce n'est pas sûr. Elle a des goûts particuliers, que peu de gens ont, et elle aime ça. Son anti-conformisme en tuera plus d'un. Si elle travaillait, elle pourrait devenir redoutable. Avec des "si", on pourrait refaire le monde.

Pour avoir des défauts, Clémence en a, et tout un paquet ! Elle est d'abord très, très impulsive, et réagit au quart de tour. Il ne faut pas la provoquer, au risque de se voir abîmé. Son caractère, doux en apparence, est en vérité dur et sec, tranchant. Elle est têtue, veut toujours avoir raison, et ne lésine pas pour s'assurer la victoire. Elle est également une bonne oratrice, ce qui lui permet de manipuler les gens à sa guise, pour en tirer tout ce qu'elle veut. Malgré cela, elle n'est pas vraiment maléfique. Elle est juste... Spéciale, mais on ne peut rien y faire. Elle n'a absolument pas l'intention de changer, ça non ! Clémence est d'une nature sauvage, et ne fait confiance à personne. Elle aime être seule, cela lui permet de réfléchir et de faire le point sur ses pensées. Mais cette sauvagerie a quelques inconvénients : elle n'est pas très bavarde, et peut parfois se murer derrière un silence pesant quand elle se sent menacée. C'est ça, ou bien elle attaque. Et croyez-moi, ça ne fait pas du bien.
Des peurs... Elle n'en a pas vraiment. Elle est un peu je-m'en-fous-tiste, aussi rien ne la touche. Presque rien, ou s'il y a quelque chose, elle fait tout son possible pour le cacher. On peut dire qu'elle n'aime pas la foule, c'est sans doute ce qui l'oppresse le plus. Oh, et il y a bien... Les gens coincés. Oui, elle ne les supporte pas. Elle aime bien jouer les petites saintes, mais c'est ensuite pour mieux laisser place à sa vraie nature, complètement indéchiffrable.
Il faut toujours se méfier de l'eau qui dort.
En résumé, Clémence est une sorte d'animal sauvage, que personne n'a encore jamais apprivoisé. Elle est plus étrange que jamais, et son caractère de chien est bien connu. Elle ne laisse pas faire, et a une légère tendance à en faire trop. Mais elle n'y peut rien, c'est sans doute ce qui fait son charme...

Clémence n'est guère sociable, tout le monde le sait. Elle ne lie donc pas vite d'amitié, et même pas du tout. Cela l'effraie un peu, de s'attacher à quelqu'un. Elle a déjà donné, et ce n'était pas terrible du tout, loin delà. Depuis, elle ne fait absolument plus confiance aux autres. Dès qu'on vient lui parler, elle se ferme totalement, et garde une expression vide et dure qui déconcerte. Mais elle se protège ainsi. Elle n'ira jamais vers les autres élèves, même si elle a besoin d'un coup de main. Etant débrouillarde, elle trouvera toujours une solution à ses problèmes, mais l'idée de demander de l'aide ne l'effleure même pas. Elle est très indépendante, et elle l'affirme comme il se doit. Clémence préfère attendre que certains fassent le premier pas, plutôt que de le faire à leur place. Même si, dans tous les cas, cela se terminera brutalement. Comme toujours. Elle fait en sorte de dégoûter son interlocuteur, s'assurant ainsi qu'il ne voudra pas de son amitié. Et comme ça, elle est libre de toute pensée et de tout acte. Pratique.
Ce qui lui pose le plus de problème, c'est sans doute la gente masculine. Elle a été profondemment choquée par leurs agissements, et refuse catégoriquement l'approche de l'un d'entre eux, aussi gentil soit-il. Si quelqu'un vient la voir, elle est même capable de s'énerver d'un bloc, pour dissimuler son angoisse. Elle s'est fait une promesse, celle de ne plus jamais ouvrir son coeur. Elle l'a fermé à clef, et elle l'a bien rangé au chaud, derrière des tonnes de blindage. Il n'est pas question que quelqu'un réussisse à percer ses protections. Ce serait une destruction...
Elle n'aime pas un groupe en particulier, même si, bien entendu, elle préfère les Punks. Mais de toute façon, cela lui est égal, tout le monde est différent, et elle n'a pas tendance à juger sur les apprences, comme beaucoup d'autres font. Elle préfère connaître la personne, au risque d'être déçue. Les gens branchés et à la pointe de la mode l'agacent parfois, mais sans plus. Elle serait parfaitement capable de s'entendre avec tout le monde - ce n'est qu'une question de volonté.

Depuis sa plus tendre enfance, Clémence est passionnée de botanique. Elle accompgnait souvent sa mère lors de ses promenades, et pouvait rester des heures entières à observer des plantes. Cela fait donc une immense passion, qu'elle ne néglige pas. A Inverness, lieu où elle vivait, sa chambre est entièrement décorée de fleurs, d'arbres miniaturisés et de feuilles en tout genre. Quand elle fait quelque chose, elle ne le fait pas à moitié ! Elle ne sait pas vraiment dans quel camp se placer. Bon ou mauvais ? Elle ne veut pas choisir, et elle ne le fera pas. Oui, elle est têtue. Et oui, elle aime avoir raison. Que voulez-vous. En plus de la botanique, Clémence apprécie quelque chose de peu commun, à savoir... Le sang. Elle peut paraître douce et sans défense, mais c'est un piège énorme. Elle se bat très bien, et a même quelques tendances sadiques, qu'elle masque parfois, pour sa sécurité. Mais bien souvent, elle se laisse aller, et il ne faut pas avoir peur d'être déchiqueté...

Ce qui la révulse, c'est la macédoine. Cela peut paraître idiot, mais elle en a une sainte horreur, c'est comme ça. Elle a pourtant essayé d'en manger, mais il n'y a rien à faire, elle ne parvient pas à apprécier. Mmm, bref. En plus de cela, il y a la foule. Etant d'une nature sauvage et solitaire, elle a du mal à s'intégrer au milieu de plusieurs personnes, même si son fort caractère devrait l'encourager. Ce n'est pas une peur, c'est juste que ce n'est pas sa tasse de thé. Mais elle essaye de faire des efforts, et puis qui ne tente rien n'a rien.
Une vilaine manie... Lever les yeux au ciel. En plus de ne pas être souriante, elle toise tout le monde. Elle est supérieure, c'est bien normal. Mais quand on lui adresse la parole, il n'est pas rare qu'elle se sente agacée. Par conséquent... Enfin, on se comprend. Certes, ce n'est pas agréable pour les autres, mais elle s'en fiche, alors elle fait ce qui lui plaît. Et si cela pose un problème, eh bien tant pis.

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mardi 8 juillet 2008

« Sois Punk et tais-toi » #1

Prologue
Peut-être pas dans le livre, on verra =)

Clémence arriva dans la famille, telle une boule de feu dans une écurie. Elle demandait beaucoup d'attention, et exigeait toujours d'être le centre du monde. Heureusement pour elle, Elisabeth, sa mère, se voua corps et âme à cette petite fille dont elle avait toujours rêvé. Alexander, son frère, restait la plupart du temps avec son père, apprenant les bases de la vie et les rudiments de la chasse, qu'Edward, leur père, pratiquait régulièrement. Malgré ce que l'on aurait pu penser, il s'avéra être un père attentif, quoique très strict. Mais c'était uniquement pour apprendre à sa progéniture à toujours bien se tenir, et à appréhender la vie future. Elisabeth était ravie de le voir ainsi, complètement gaga devant ses deux enfants. Tous les deux n'avaient certes pas eu un début de vie facile, ils s'en sortaient plutôt pas mal, maintenant. A l'écart, mais unis, c'était tout ce qui comptait. Et même si Edward continuait toujours son service, elle l'aimait. Elle ne pouvait pas s'en empêcher, malgré la petite voix au fond d'elle-même qui lui disait qu'un jour, elle le regretterait. Peut-être.
Ils avaient acheté un beau manoir, sur les berges du Loch Ness. Personne n'avait osé y mettre les pieds depuis un bon moment, mais cela ne ls avait pas impressionés. Tous deux issus de riches familles, ils n'avaient pas eu de mal à s'approprier les terres et les domestiques. Menant ainsi une petite vie de château, Elisabeth était assurée que ses enfants ne manqueraient de rien, et c'était tant mieux. Elle voulait leur donner tout ce qu'elle avait eu étant jeune, amour et soutien. Et Edward se chargerait de leur apporter une éducation hors du commun, c'était certain. Oui, ils seraient heureux, ils avaient tout pour l'être.

Les jours passaient, les années avec. Clémence grandissait à vue d'oeil, ses longs cheveux roux tombant sur ses minces épaules. Elle avait un regard étrange, pour le moins désarçonnant, deux yeux vairons semblant défier l'univers. Elle avait des lèvres pleines, héritage du côté Murray. Mais son allure et son oeil critique étant sans aucun doute ceux d'Edward. Elle se promenait de plus en plus avec lui, le long du Loch, ou bien en forêt. Son frère était là, lui aussi, toujours prêt à la surveiller en cas de bêtise ou de danger. Ils étaient liés bien plus que par du sang, n'importe qui l'aurait juré. C'était rare, de telles relations familiales, surtout dans ce côté de l'Ecosse, où les parents, pour la plupart, envoyaient leurs enfants travailler. Les Murray MacFray étaient respectés de leur ville, et parfois même, on les craignait. Pas elle, avec ses robes magnifiques et ses deux enfants formidables. Mais lui, avec son allure droite, ses enjambées étrangement légères, et son regard coupant. Personne parmi les gens du coin n'avait eu vent de ses occupations, mais cela ne saurait tarder.
Quoi qu'il en soit, il continuait à éduquer ses enfants avec une main d'acier. Il ne les frappait pas, mais quand il le fallait, il était un père Ecossais comme tous les autres : défaisant sa ceinture pour corriger les âneries. Les larmes des enfants cédaient ensuite place aux remords, quand ils se rendaient compte de leur bêtise. Et, avec le temps, ils devenaient plus responsable.

Clémence prennait son indépendance avec le temps, ne se souciant guère de son père. Elle lui vouait un respect total, mais elle ne pouvait s'empêcher de sentir sa confiance s'évanouir quand elle le regardait. Elle devenait assez grande pour comprendre, et remarquait que sa mère était seule. Trop seule. Trop souvent. Son père partait à l'aube, et revenait le soir, à l'heure du souper. Oui, elle le voyait bien, mais elle ne se posait pas de question. Elle n'avait rien à dire, rien à faire, c'était lui le père, et elle la fille. Et même si elle l'avait voulu, il n'aurait pas écouté, et il l'aurait punie de son insolence. Elle n'avait jamais oublié le printemps de ses quatre ans, même si pour son frère, cela semblait avoir été plus facile. D'ailleurs, depuis ce jour, il la protégeait encore plus. Et elle, elle découvrait les joies de l'enfance, s'amusant d'un rien. Elle tenait compagnie à sa mère dans les jardins, et l'aidait à soigner les plantes. Elisabeth connaissait toutes sortes de sortilèges, et à chaque fois, Clémence se retrouvait émerveillée. Elle admirait beaucoup sa mère, et le courage dont elle faisait preuve. Edward était dur, mais elle ne semblait pas touchée. Elle l'aimait, cela se voyait bien. Quand elle posait ses yeux sur lui, la lueur qu'elle y voyait était celle de l'amour. Alors que chez Clémence, c'était toujours cette même haine qu'elle entretenait vis-à-vis de son père depuis qu'il l'avait frappé pour la première fois, alors qu'elle n'avait que quatre ans.

Le temps passait à Inverness, et Clémence eu ses premières manifestations de révolte. La toute première fut d'une violence inouïe, tous restèrent ébahis. A sept ans, elle venait de faire exploser huit carreaux, prise d'une rage folle. Ayant un caractère sacrément trempé, elle était impulsive, et voulait toujours tout avoir. Aussi, quand ses parents lui refusaient quelques chose, elle entrait dans une colère noire. Et les dégâts étaient impressionants. A partir de cette première manifestation, d'autres suivirent, moins violentes. Edward commençait à s'interesser de plus près à sa fille, qui l'ignorait. Qui ne lui répondait pas. Et qui finissait pas avoir les fesses rougies. Mais elle s'en moquait, elle s'y habituait. Alexander avait beau lui dire que c'était mal de s'opposer à leur père, elle n'en faisait qu'à sa tête. Parfois, elle se demandait même si elle avait été désirée de cet homme froid.

A 16 ans, Clémence était belle, désirable. Elle avait tout pour plaire, et même son caractère irritable pouvait avoir de bons côtés. Mais rien n'allait plus. Elle ne suppportait plus son père. Elle voyait clair dans son jeu, elle savait parfaitement qu'il avait plusieurs maitresses. Mais elle ne pouvait plus supporter la vue de sa mère, si faible, si légère, si énamourée. Lorsqu'elle lui révéla les multiples liaisons de son père, sa mère ne dit rien. Elle le savait, mais cela ne changeait en rien ce qu'elle éprouvait pour Edward. Clémence n'avait besoin de personne, à part de son frère. Celui-ci faisait des études plus poussées, et elle, elle n'avait jamais été une élève modèle, malgré ses facilités. Elle n'aimait pas trop travailler, passant le plus clair de son temps dans les jardins de sa mère, affalée dans l'herbe, avec le nouvel amour de sa vie : sa guitare. Magnifique, somptueuse. Un cadeau de son frère, que son père avait d'ailleurs regardé du mauvais oeil. Peu lui importait. Elle faisait ce qu'elle voulait, et elle brillerait. Elle ferait de la musique sa vie, et elle réussirait. Pas question d'aimer, elle ne voulait pas devenir comme sa mère. Tout, mais pas ça.

La jeune femme aux yeux vairons débarqua au pensionnat la tête haute, sa guitare dans le dos, ses grands yeux bordés de noir. Elle allait leur prouver, à tous. Elle n'était pas la fille d'une ordure. Elle était Clémence, et elle valait bien mieux que tout cela.

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« Mademoiselle___X's Life »

I wish I was a punk rocker

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Bon, j'ai décidé de me présenter un peu, avant d'entrer dans le vif du sujet. Cela vous permettra sans doute de mieux comprendre ce que j'écris, et d'interprêter mes photos. Parce que oui, ce blog sera exclusivement réservé à l'avancée de mon projet littéraire, à savoir écrire mon livre. Mais comme j'aime beaucoup la photographie également, je vais en mettre certaines, histoire d'illustrer mes textes.

Je m'appelle Camille. Prénom très original, vous ne trouvez pas ? Il est attribué à une bonne partie des êtres vivants en territoire Français. J'ai le souvenir de ma classe de CP. Nous étions cinq filles prénommées Camille. Très pratique, quand il faut s'appeler par les initiales. Quoi qu'il en soit, j'aime bien mon prénom, même si ce n'est pas franchement un sujet de débat. Mais la plupart du temps, je me fais appeler par mon psuedo, du moins, tout le monde le connaît. Mademoiselle___X. Non navrée, mais le "X" représente ici l'inconnue de Mathématiques, puisque j'ai traversé une période durant laquelle je ne me trouvais pas vraiment. Depuis, j'ai gardé ce pseudo, je m'y suis... Attachée. Mais il n'y a rien de sexuel là-dedans, encore désolée pour ceux qui espéraient. Figurez-vous que je viens de passer mon oral de Français, comme toute gentille petite élève de Première qui se respecte. Je suis tombée sur Phèdre, de Racine. La belle scène ou celle-ci avoue son amour pour Hippolyte, le fils de son mari. J'espère que je m'en suis bien sortie, on verra ça Vendredi, avec les résultats.
Je suis une fille un peu ambitieuse, et rien que de songer à la rentrée de Septembre, j'ai envie de sourire. Terminale S. Ca sonne bien, je trouve. Mais le plus incroyable, c'est qu'après avoir passé mon BAC, je sais ce que je veux faire : intégrer l'Université Paris Descartes, pour faire des études de Biologie. Oui, j'ai de l'ambition, peut-être trop pour certains. Mais là encore, j'assume, et je sais que dans la vie, il faut se battre si l'on veut faire ce dont on rêve. Alors je me battrai.

J'ai un petit ami formidable. Gentil, patient, aimant, tendre, à l'écoute, jaloux, drôle, différent. Il a ce petit "truc", qui fait que quand je le vois, chacune de mes cellules neuronales perd toute son activité. Il est beau, il est intelligent, il est mon homme à moi. Homme qui dessine terriblement bien -d'ailleurs, son blog est dans mes liens. Et il a du courage, pour me supporter. Il faut dire que j'ai un caractère bien trempé. Possessive, maniaque, jalouse, bornée, susceptible, impulsive, solitaire. Mais il paraît que je suis jolie, que je fais une bonne amie, et que j'aide les autres. Là, je ne peux pas dire si oui ou non c'est exact, parce que je sais pas être objective vis-à-vis de moi-même. Bref, tout ça pour dire que mon Alexandre est mon idéal. Que je l'aime, et que j'envisage de faire plus que ma vie avec lui.
Je n'ai pas de style vestimentaire particulier ; à vrai dire, il dépend de mes humeurs, et aussi de la météo. Là, je porte mon jean gris, un débardeur assorti, et un chemisier blanc. Collier, boucles d'oreilles. La simplicité même, en fait. Je n'aime pas me compliquer les choses, sauf quand j'y suis forcée -souvent, donc.
Que dire de plus concernant ma personne... Rien de particulier. J'ai une façon bien à moi de concevoir les choses et le monde, et ça, vous le verrez au travers de Clémence, mon personnage. D'ailleurs, la majeur partie de ce blog lui sera consacrée ; c'est elle la star, après tout.

Je vous laisse à vos lectures, et n'hésitez pas à faire des remarques. Cela m'aidera à progresser, que ce soit négatif ou non. Je vous en serai reconnaissante, en tout cas.
Bonne visiste à tous =D

Posté par Mademoiselle___X à 16:09 - « Introduction » - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]